LE DETONATEUR **
26092009 
Et hop, un troisième petiot film pour la journée ! Et pas des moindres : un de ces grands moments de cinéma qui vous retournent sur place que vous en êtes tous retournés sur place, un de ces chocs indescriptibles qui vous poussent à vous interroger sur l’existence de Dieu et le sens de la vie, un uppercut en pleine face qui vous laisse sur les rotules, une de ces preuves indiscutables qu’il existe bien une divinité là haut qui n’hésite pas à faire atterrir du ciel les perles du septième art, un bijou qui fait pleurer tellement c’en est beau, et…Ah ah !! J’déconne, voyons ! Vous avez eu peur, hein ? Eh non, Citizen Cane ne sera pas encore chroniqué ici bas (mais bientôt, promis !), que voulez vous, mais c’est un tout autre film qui sera passé au crible : Le Détonateur ! What ??! Le film d’action avec Wesley Snipes ?? Mais non, voyons, la barre de rire avec ce monument qu’est Leslie Nielsen !! Bien que ne l’ayant pas visionné depuis un moment (mais je l’ai tellement vu que j’en parlerais à l’aveugle !), je me risque à livrer une critique tout sauf objective (désolé, mais chaque ZAZ me fait cet effet vache !)…Précisons tout d’abord une chose : Le Détonateur (en vo : Wrongfully Accused), n’est pas un film du trio sacré, pourtant il bénéficie d’un gage de qualité : le réalisateur n’est autre que Pat Proft, un des complices des ZAZ justement, qui co-scénarisa les trois Y’a-t-il un flic…, les deux Hot Shots !, entre autres (il a aussi écrit le « scénario » du mémorable Star Wars Holiday Special, qui traumatisa à vie tout fan de la trilogie de George Lucas). L’histoire : Ryan Harisson, un violoniste (baptisé ‘Lord of the Violin !), est accusé d’avoir tué un homme, ce dernier étant le mari d’une femme ayant charmé Harisson. Une femme sexy autant que diabolique, qui cherche à assassiner le secrétaire général de l’ONU. Ryan est donc arrêté, condamné à mort, mais parvient à s’échapper non sans mal…Le délire peut commencer, et quel délire, mes aïeux !! Que ceux qui ne supportent pas les films sans queue ni tête fuient, les autres pourront savourer le tout ! L’histoire écrite sur un post it. n’est qu’une excuse afin d’accumuler les références aux grands succès du box office : Le Fugitif, Titanic, US Marshal, Mission : Impossible, Braveheart, The Usual Suspects…Le film, bien que n’étant pas la meilleure parodie que l’on puisse faire , regorge de moments poilants : Leslie Nielsen qui se retrouve avec deux poubelles sur la tête (« J’vois plus rien !! » « Enlève la poubelle que t’as sur la tronche, ducon ! » « J’vois toujours rien !! » « L’autre poubelle, ducon ! ») , qui se cogne la caboche contre un ours, se fait poursuivre par un train, qui détache sa bouche élastique d’une vitre, un concert de musique classique qui se finit en concert de hard rock, une présentatrice de journal télévisé qui ne peut plus parler car on a coupé le son de la TV, un agent du FBI dont le sérieux n’a d’égal que l’hilarité qu’il provoque (incarné avec dérision par Richard Crenna, celui qui a « fait » Rambo !)…les dialogues de cet agent pourraient d’ailleurs entrer dans le panthéon ! Jugez plutôt : «Dans la vie, y’a deux choses qui me troue le cul : une saucisse d’un mètre quinze, et l’autre c’est Ryan Harisson ! », « Ramassez moi toutes les feuilles mortes et faites les analyser ! Qu’on abatte tous les animaux pour examiner leurs viscères au cas ou ils contiendraient un indice ! Qu’on distribue la viande aux ONG, le pelage fera des chaussettes chaudes pour le tiers monde, et les os de la farine pour le bétail ! », « L’homme doit courir ; il est a pied ; l’homme est fatigué, probablement blessé, il doit faire des foulées de 120 mètres ¾, a condition qu’il porte un caleçon, 120 tout rond s’il s’agit d’un slip ! », etc ! Leslie Nielsen est comme à son habitude, les cheveux gris mais en pleine forme ! Bref, vous aurez compris qu’on trouve dans le film les qualités et les défauts de toute poilade parodique ( une baisse de rythme, mais d’un coté une bonne humeur tonifiante), où l’humour vole aux ras des pâquerettes, ou tout n’est que stupidité et idiotie, mais autant dire que rire pendant plus d’une heure ne fait pas grand mal ! On cachera tout de même certains gags, trop en dévoiler gâcherais le plaisir et la surprise, mais on ne peut finir cette critique sans souligner quelque chose d’essentiel : nos deux adversaires à l’écran, Leslie Nielsen et Richard Crenna, n’ont pas leur pareil pour débiter des âneries sur un ton d’enterrement ! Le Détonateur n’est pas aussi réjouissant que n’importe quelle aventure trépidante du lieutenant Franck Drebin, mais Nielsen a tellement joué dans des bouses sans nom et que l’on ne nommera pas, que l’on ne peut pas franchement déconseiller cette fort sympathique pelloche. Ah oui, j’allais oublié (sacrilège !) : le tueur du film est un manchot-borne-unijambiste ! Aaaah, tout de suite, ça donne plus envie, n’est ce pas ?…

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