2012 **

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2012, it’s the end of world !! Totally crazy, man! Le sol d’écroule comme un sumo en état d’ébriété, des boules de feu pleuvent comme un joli feu d’artifice, les tsunamis pas très sympas ne manquent pas de doucher les populations et… Ah oui, c’est un film de Roland Emmerich, c’est vrai que j’aurais pu commencer par là, c’est tout de suite moins étonnant ! N’empêche, le germanique n’a pas son pareil pour livrer des films catastrophe aussi spectaculaires que réellement…divertissants ! De l’enterteinment, pur et dur pourrait on dire, pour un film qui a au moins le mérite de ne jamais provoquer les ronflements du voisin juste à côté de vous, car il faut avouer qu’avec ses bonnes 160 minutes (yee-ha !), 2012 tient la forme, a condition 1/de ne jamais sortir de chez soi sans sa bonne grosse dose de second degré (pour ma part j’ai l’impression d’être un camé du second degré, alors…) 2/ de ne pas se dire « Ah, génial, je parie que ça va être grandiose comme Orange Mécanique ou Milion Dollar Baby ! Yeah, man ! » 3/d’avoir aimé Independance Day. En gros, d’aimer ce genre de films, car de toute façon, vous en connaissez, vous, des gens qui vont voir des films juste pour les défoncer ?? Comment ça, les critiques de cinéma ? Ah oui, mince, pas faux. M’enfin ! Mais ce qui différencie grandement 2012 de, disons, Transformers 2 (pour citer un blockbuster à succès), ce n’est pas la qualité des effets spéciaux, la tonicité du tout, mais bien…le metteur en scène. Michael Bay aime casser ses jouets, et franchement, comment lui en vouloir (vous n’avez jamais détruit vos jouets, vous ? Comment ça, non ? Pffff…), mais le problème avec cet Américain ennemi des bagnoles intactes, c’est bien son humour potache, son patriotisme frappant, et le fait qu’il veuille en faire trop, too much, too much, too much. Rock était un très bon film : Nicolas Cage ne s’était pas encore fait menacé de mort par un perruquier sadique (qui le force ainsi, ses derniers temps, à enfiler toutes sortes de moumoutes débiles), Sean Connery y jouait un vieux James Bond croupissant en taule, le scénario était signé par un certain Quentin Tarantino (plus de nouvelles du bonhomme depuis), et on y citait même le fameux Rocket Man des Rolling Stones. Mais si l’on met de côté ce sympathique film d’action, il ne reste que Bad Boys, Armageddon, ou Transformers, des pelloches qui, au départ amusent (des foreurs chargés de sauver la Terre ! Madre Dios !), mais qui rapidement lassent. Roland Emmerich, lui, en tout cas dans le génial Independance Day, arrive à amener le petit truc en plus : de la dérision, du second degré (j’en ai déjà parlé, non ?). Le Président fait un bon vieux discours patriotique des familles, avec émotions en kit, puis enfile son casque de pilote pour botter le derrière visqueux de ces satanes bestioles de l’espace ! Franchement, dites moi, qui prendrais ça au sérieux ?? Qui ?? Et si Emmerich se moquait gentiment des Américains à travers ses films ? Après tout, dans 2012, il est question de belles Arches sorties de la Bible, d’un Gouverneur de Californie qui ne fait que « réciter son script », et l’amateur s’amusera à décortiquer le film plus en détails, parce que sans doute en vaut il la peine. Mais 2012, c’est en tout cas quelques bons moments de rigolade, du surréalisme en continu comme on en a rarement vu (John Cusak, malgré quelques kilos superflus-une jolie bedaine- parait encore plus résistant et balèze que Superman !), et ce, dès le début du film ! On y trouve aussi l’humour assez spécial du réalisateur (le dingue interprété par Woody Harrelson rejoint le jadis abdiqué par les extraterrestres d’ID4 !), et il faut avouer que certaines petites touches sont justement trop grosses pour ne pas faire sourire le spectateur (« C’est nous, les Russes ! » , ouarf ouarf…). Les effets spéciaux ont impressionnants, avec un peu de chance ils seront encore époustouflants dans un ou deux ans (en 2012 ? Ah Ah…), et, niveau musique, ça ressemble tout de même assez à…(non, pas Independance Day, non non non, pitié, oh, et puis tant pis, la vie est trop courte !)…bah, le film, avec Will Smith et Jeff Goldblum (j’ai son nom sur le bout de la langue…hum…Stargate ? non.). Pourtant, David Arnold n’est plus à la barre, ce qui est vraiment dommage. Tiens, je me rends à l’instant compte que je n’ai pas vraiment parlé du film comme il le faudrait. Alors : la fin est assez sympathique, la Tour Eiffel se fait bousiller (prenez ça, les mangeurs de grenouilles !!), le Président est Noir (ce qui maintenant parait moins surprenant), les plans sont assez courts (dommage pour certaines séquences purement visuelles), ça se prend un peu trop au sérieux, mais ma foi…que demande le peuple ? Des explosions ? Y’en a. Un mec qui finit par clamser ? Y’en a un.. Des villes qui s’anéantissent ? Exact. 2012 est prévisible, mais le spectacle reste agréable à suivre. Vivement une nouvelle invasion extraterrestre, Mr Emmerich, parce que pour ma part, j’en ai un peu marre, des fléaux climatiques !

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NOEL, NOEL, NOEL…

28112009

Pour passer un joyeux (ou pas!) Noel, voici ci contre quelques films en rapport avec la période ou ce gentil barbu, un peu grasouillet, se coince les miches dans la cheminée (abus de buche glacée surement) pour distribuer quelques cadeaux colorés et déguster quelques cookies faits maison en s’abreuvant de lait…Des miettes plein la barbe, il pousse un enthousiaste Ho! Ho! Ho! et, comme chaque année, soupire en pensant à Tim Allen qui va encore le tourner en ridicule (dans Mega ultra Noel de la mort, a voir indispensablement!)…Meery Christmas quand même, Santa Claus!!

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« NOEL MOGWAI » 

Gremlins, de Joe Dante. (1984).

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Cela commence par une drôle de bête qu’un père un peu farfelu offre à son fils…cela commence par quelques règles qu’il ne faut violer…le Vieux chinois le sait, qu’il en faut pas confier Gizmo, le Mogwai mignon comme tout à n’importe qui !..cela commence donc par un délaissement, puis bientôt le pauvre Gizmo libère de méchants faux clones, petites boules détestables de bêtise et de violence…Et la fête peut commencer ! Son conte de Noël, Joe Dante (le seul, l’unique !) l’a réussit de bout en bout, de la première à la dernière image : un cocktail jouissif ô combien jouissif de transgression, qui, en plus de pointer du doigt notre chère société de (forte) consommation, se conclut sur une belle leçon de vie. Quel plaisir de déguster ce délirant film fantastique, film horrifique même, qui, jamais au grand jamais, ne juge les enfants comme de mièvres Denis la Malice tout juste bons à avoir sous les mirettes de petits films d’animation gentillets ! Ici, ses sales bestioles de Gremlins ne respectent rien, prennent un malin plaisir (et nous avec !) à dégommer les habitants de cette banale ville d’Amérique. Ce film culte est l’œuvre d’un passionné, le film étant parsemé de références (« La vie est belle », « l’invasion des profanateurs de sépultures », « Blanche Neige et les sept nains » lors de l’inoubliable scène finale …), et sa qualité doit également beaucoup au travail époustouflant d’un des meilleurs maquilleurs du monde du septième art : Chris Walas (le bonhomme a qui l’on doit, entre autres, la tête explosée du Scanners de Cronenberg, et la mutation affreuse du pauvre Brundle-Mouche dans La Mouche…sans oublier les insectes-machines à écrire du Festin Nu !). Vous l’avez sans doute déjà vu, et vous comptez sûrement le revoir, c’est très compréhensible ! Mais n’oubliez pas, avant de déballer vos cadeaux, de vérifier si votre sapin ne cache pas quelques satanés Gremlins…mieux vaut éviter les mauvaises surprises !

 « NOEL TENDRE »

Maman j’ai raté l’avion, de Chris Colombus. (1990).

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Il y a des films que vous ne pourrez, a force de visionnages aussi nombreux que les Noël passés, jamais critiqué. On pourra vous dire que le film en question est naïf, niais, sent la guimauve, dépeint le monde comme on le voit trop souvent dans les films américains (les bonnes valeurs familiales, le bonheur collectif, tout est bien qui finit bien..), rien n’y fait : vous continuez à le regarder, la mélancolie en plein cœur, connaissant chaque passage par cœur sans se lasser d’une seule minute ! Maman j’ai raté l’avion, c’est typiquement le film contre lequel je ne peux être objectif. Selon moi, Home Alone (titre en v.o) est le « Christmas movie » par excellence, un film aussi indispensable chaque année que le saumon fumé sur les blennies, ou les guirlandes sur le sapin ! Est-ce du à la musique magique et magnifique du grand John Williams (vous voulez connaître le véritable esprit Noël ? alors il ne vous suffit qu’à écouter le thème du film, ou les quelques airs jazzy enjoués de la b.o…), au scénario aussi simple qu’efficace du regretté John Hugues (le réalisateur de Breakfast Club, La folle journée de Ferris Bueller, Un ticket pour deux…), à l’ambiance typiquement « Noël » (neige et compagnie), aux situations cartooneques si amusantes, à l’interprétation du jeune Macauley Culkin, que beaucoup jugent comme une tête à claques alors que je le vois seulement comme le gamin, rusé comme un renard, un peu (beaucoup, oui !) sadique, qui va défendre par tous les moyens son territoire de méchants cambrioleurs, aussi idiots qu’ils n’ont aucune scrupules ? Ou peut être est ce la simple nostalgie qui me fait aimer le film de Chris Colombus, ce dernier réalisant un peu l’antithèse de Gremlins (doux contre acide), alors que Colombus lui même est à l’origine du projet Gremlins (ce qui est plutôt surprenant quand on y pense !). Quoiqu’il en soit, si certains seront volontiers achevés par le happy end, d’autres, ceux qui ont toujours leurs âmes d’enfants, dégusteront comme il faut cette sucrerie intemporel ! 

« We wish you a Merry Christmas/We wish you a Merry Christmas/ We wish you a Merry Christmas/ And a Happy New Year…” 

 

  “NOEL SPLENNNNDIIIIIID!”     

Le père Noël est une ordure, de Jean-Marie Poirée. (1982)

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« Je ne vous jette pas la pierre, Pierre ! »,  « Ça dépend, ça dépasse », « Ecoutez Thérèse, je n’aime pas dire du mal des gens, mais effectivement, elle est gentille. », « C’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim. », « C’est c’lâ oui… », « Mais je vous en prie. Figurez-vous que Thérèse n’est pas moche. Elle n’a pas un physique facile… C’est différent. »…Au vu du terrible « Bronzés 3 », on oublierait presque qu’en un temps lointain la bande du Splendid savait encore faire rire, grâce à une verve incroyable qui donnait des dialogues aussi hilarants que cultissimes. Cette adaptation de la pièce de théâtre éponyme (qui aurait pu s’appeler « Le père Noël s’est tiré une balle dans le cul »…ambiance !!) ne souffre pas des ravages du temps, et se pose encore comme un joli doigt d’honneur, un détournement de la vision classique qu’on se fait de Noël (joie et paix !), avec sa pelotée de personnages irrésistibles et grotesques (« affreux, sales et méchants ? ») : un chômeur costumé en père Noël, qui pointe son flingue vers un travesti surnommé Charles Bronson, ce même faux Santa Claus se prenant sur la tronche un bon coup de fer à repasser, coup porté par sa petite amie, laquelle collectionne les huîtres pour en faire des cendriers ! Sans oublier Pierre, le peintre amateur, qui porte une chemise assortie à son divan, Thérèse, qui tricote des moufles à un doigt, Madame Musquin, qui a le don pour s’enfermer dans des ascenseurs en panne et jouer de la trompette pendant des heures…Et ce Kloug aux marrons, ce Dobitchu, ce slow d’anthologie, ce cadavre découpé en morceaux, ce « Putain d’ta mère, salope ! » salvateur…Lors de cette nuit mouvementée au sein du SOS Détresse Amitié, tout le monde pète les plombs et rien ne va plus ! L’enthousiasme des acteurs, les dialogues connus même par le dernier des gus à l’autre bout du monde, l’énergie de l’ensemble : le tout donne plus qu’un bon film : un classique des familles, aussi indispensable que le foie gras. Vous reprendrez un peu de Dobitchu ?…

  

 « NOEL TOUT VERT » 

Le Grinch, de Ron Howard. (2000)

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Prenez un des meilleurs comiques de tous les temps, galaxies comprises (l’homme élastique Jim Carrey), un bon petit réalisateur bien propre sur lui (Ron Howard, le rouquin préféré d’Hollywood), des décors soignés et des maquillages réussis (Rick Backer à la barre, tout de même !), et vous obtenez une gourmandise fort goûteuse, bien qu’elle ne soit succulente ! De la gentille méchanceté (vous me comprenez…) mêlée à un jolie conte de Noël, adapté du classique de la littérature enfantine écrit jadis par le Dr Seus (Tonnerre de Seus ! pourrait on rajouter…), de son vrai nom Theodor Seuss Geisel. Il est vrai qu’avec un nom pareil, difficile de vendre des bouquins pour les gnomes ! « Bonjour, je voudrais un livre de Mister Theodor…euh…Zeux machin, là… ». Hum. Passons ! De deux solutions l’une : soit vous vous délectez des moqueries faciles, et vous rigolerez doucement à la vision de cette mielleuse gourmandise, certes bien moins transcendante qu’un Gremlins, soit vous acceptez le fait que le Grinch, en histoire divertissante et très colorée qui se respecte, peut être visionnée sans aucun cynisme, comme l’on se gave de chamallows rose bonbon avant le réveillon, pour mieux savourer la dinde par la suite (comment ça, ça n’a rien à voir ??). Mais si cette hideuse créature verte qui veut à tout prix détruire Noël finit par libérer du liquide séminal, vous pouvez aussi en faire autant, quitte à découvrir au fond de votre être un cœur d’artichaut, profondément enfoui. Et si vous ne me croyez pas, tentez l’expérience (au moins pour faire plaisir à Alexandra, la pauvre…) !   

Ps : cette chronique est dédiée à Alexandra Louvet. Tu vois, Alex’, moi aussi je l’aime (un peu) ce satané film ! Mais j’espère seulement que tes tonnes de Kleenex achetés ne te reviendront pas trop cher…Amen. 

  

« NOEL FARFELU » 

National Lampoon Christmas Vacation, de Jeremiah S. Chechik. (1989)

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Ce petit film amusant comme tout est en fait le troisième volet d’une trilogie épique, diffusée chez nous autres sous le blaze de “Bonjour les Vacances”. Si vous cherchez ce National Lampoon troisième du nom, il vous faut donc en tête le titre français, aussi débile que les mauvaises comédies des eighites signées Max Pecas ou Philipe Clair, à savoir… « Le sapin à les boules » ! Non non, ne partez pas ! Car on passe tout de même un bon moment devant cette comédie qui suit une famille comme les autres, les Griswald, se préparer pour les fêtes, avec moults décorations de maison, sapin, repas en famille et compagnie. Le père est aussi gaffeur que Mr Bean (ou qu’Homer Simpson pour rester en Amérique), et tout ne va pas se passer comme il faut. Autant le dire, il y aura un accident de luge supersonique, un sapin brûlé, une vaisselle écrasée, un chat arrivé au Paradis des chats.. tout était prêt pour passer un Joyeux Noël à l’américaine, et pourtant…Au générique du film, on retrouve encore et toujours John Hugues. Il faut dire que le bonhomme a particulièrement brillé en tant que scénariste : mis à part Home Alone et cette trilogie fofolle, on peut citer, comme exemples de son travail, « Beethoven », « Mr Mom » (comédie culte aux USA), « Flubber », le remake de « Miracle sur la 34ème rue »…principalement de beau succès en perspective. Chevy Chase, l’acteur principal, a ce mélange de naïveté et de crétinerie qui le rend aussitôt sympathique, et quelle n’est pas notre surprise de remarquer un autre joli nom au générique (Juliette Lewis, encore gamine, se doutait elle que des années plus tard elle allait dézinguer des vampires aux cotés de George Clooney ??) et même, en tant qu’assistant réalisateur…Franck Capra III, petit fils du réalisateur de « La vie est belle ». Bref, une poilante potacherie, qui, même si elle égratigne quelque peu l’image d’un Noël rêvé, finit sur une happy end. Elle est pas belle, la vie ?… 

« NOEL NOIR COMME LA NUIT ET ROUGE COMME LE SANG »

Batman Le Défi, de Tim Burton. (1991)

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Un grandiose conte de Noël gothique. Un des meilleurs films de super-héros, qui, pourtant, n’en est pas un. Car qu’a-t-il de « super », cet homme chauve souris, devant faire face à un Pingouin torturé et à une Catwoman à l’esprit non moins déchiré ? On a déjà tout dit, sur ce chef d’œuvre resplendissant signé du maître Tim Burton. Le cinéaste, qui, après avoir signé un Edward au mains d’argent non moins magnifique, nous ressort sa panoplie de conteur unique en son genre, pour nous gratifier d’une histoire aussi obscure que les rues de Gotham. Cruelle, gorgée de décors illustratifs d’une imagination débridée, mettant en scène des personnages aussi affreux qu’ils sont…humains. Tandis que les flocons blancs tourbillonnent en cette nuit, un monstrueux bébé vient au monde. Rejeté par ses parents, il est abandonné sous les égouts. Certains se gavent de marrons chauds et se réchauffent dans leurs nids douillets, cet être perdu, lui, prend place au royaume des pingouins…Tim Burton se centre davantage, il est vrai, sur les adversaires de Batman que sur Bruce Wayne lui même. Cette Catwoman, alias Selina Kyle, symbole féministe et fétichiste, tout de cuir vêtu, en permanence plongée dans l’ambiguïté de son existence…une « chatte » sexy et hargneuse, qui n’hésite pas à griffer un Batman souvent mis à terre…et ce monstre qui se découvre un véritable nom (Oswald Coppelbat) et une humanité par-là même, finissant par rendre l’âme dans un tragique et émouvant final. Obscur, le deuxième Batman de Burton l’est assurément. Ici, l’affection d’un réalisateur pour les déchus, les boiteux, les hideux, est particulièrement forte. Chauve souris, chatte et Pingouin. Tous se combattent et finissent par révéler leur vraie nature. Ce Noël, on ne l’oubliera pas, impressionnés par le mélange des couleurs (la blancheur éblouissante de la neige, le noir, le rouge, le jaune du canari géant, symbole de l’enfance oubliée…), la substance qui ressort de l’histoire, et la beauté du tout.

 

 




LE DETONATEUR **

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Et hop, un troisième petiot film pour la journée ! Et pas des moindres : un de ces grands moments de cinéma qui vous retournent sur place que vous en êtes tous retournés sur place, un de ces chocs indescriptibles qui vous poussent à vous interroger sur l’existence de Dieu et le sens de la vie, un uppercut en pleine face qui vous laisse sur les rotules, une de ces preuves indiscutables qu’il existe bien une divinité là haut qui n’hésite pas à faire atterrir du ciel les perles du septième art, un bijou qui fait pleurer tellement c’en est beau, et…Ah ah !! J’déconne, voyons ! Vous avez eu peur, hein ? Eh non, Citizen Cane ne sera pas encore chroniqué ici bas (mais bientôt, promis !), que voulez vous, mais c’est un tout autre film qui sera passé au crible : Le Détonateur ! What ??! Le film d’action avec Wesley Snipes ?? Mais non, voyons, la barre de rire avec ce monument qu’est Leslie Nielsen !! Bien que ne l’ayant pas visionné depuis un moment (mais je l’ai tellement vu que j’en parlerais à l’aveugle !), je me risque à livrer une critique tout sauf objective (désolé, mais chaque ZAZ me fait cet effet vache !)…Précisons tout d’abord une chose : Le Détonateur (en vo : Wrongfully Accused), n’est pas un film du trio sacré, pourtant il bénéficie d’un gage de qualité : le réalisateur n’est autre que Pat Proft, un des complices des ZAZ justement, qui co-scénarisa les trois Y’a-t-il un flic…, les deux Hot Shots !, entre autres (il a aussi écrit le « scénario » du mémorable Star Wars Holiday Special, qui traumatisa à vie tout fan de la trilogie de George Lucas). L’histoire : Ryan Harisson, un violoniste (baptisé ‘Lord of the Violin !), est accusé d’avoir tué un homme, ce dernier étant le mari d’une femme ayant charmé Harisson. Une femme sexy autant que diabolique, qui cherche à assassiner le secrétaire général de l’ONU. Ryan est donc arrêté, condamné à mort, mais parvient à s’échapper non sans mal…Le délire peut commencer, et quel délire, mes aïeux !! Que ceux qui ne supportent pas les films sans queue ni tête fuient, les autres pourront savourer le tout ! L’histoire écrite sur un post it. n’est qu’une excuse afin d’accumuler les références aux grands succès du box office : Le Fugitif, Titanic, US Marshal, Mission : Impossible, Braveheart, The Usual Suspects…Le film, bien que n’étant pas la meilleure parodie que l’on puisse faire , regorge de moments poilants : Leslie Nielsen qui se retrouve avec deux poubelles sur la tête (« J’vois plus rien !! » « Enlève la poubelle que t’as sur la tronche, ducon ! » « J’vois toujours rien !! » « L’autre poubelle, ducon ! ») , qui se cogne la caboche contre un ours, se fait poursuivre par un train, qui détache sa bouche élastique d’une vitre, un concert de musique classique qui se finit en concert de hard rock, une présentatrice de journal télévisé qui ne peut plus parler car on a coupé le son de la TV,  un agent du FBI dont le sérieux n’a d’égal que l’hilarité qu’il provoque (incarné avec dérision par Richard Crenna, celui qui a « fait » Rambo !)…les dialogues de cet agent pourraient d’ailleurs entrer dans le panthéon ! Jugez plutôt : «Dans la vie, y’a deux choses qui me troue le cul : une saucisse d’un mètre quinze, et l’autre c’est Ryan Harisson ! », « Ramassez moi toutes les feuilles mortes et faites les analyser ! Qu’on abatte tous les animaux pour examiner leurs viscères au cas ou ils contiendraient un indice ! Qu’on distribue la viande aux ONG, le pelage fera des chaussettes chaudes pour le tiers monde, et les os de la farine pour le bétail ! », « L’homme doit courir ; il est a pied ; l’homme est fatigué, probablement blessé, il doit faire des foulées de 120 mètres ¾, a condition qu’il porte un caleçon, 120 tout rond s’il s’agit d’un slip ! », etc ! Leslie Nielsen est comme à son habitude, les cheveux gris mais en pleine forme ! Bref, vous aurez compris qu’on trouve dans le film les qualités et les défauts de toute poilade parodique ( une baisse de rythme, mais d’un coté une bonne humeur tonifiante), où l’humour vole aux ras des pâquerettes, ou tout n’est que stupidité et idiotie, mais autant dire que rire pendant plus d’une heure ne fait pas grand mal ! On cachera tout de même certains gags, trop en dévoiler gâcherais le plaisir et la surprise, mais on ne peut finir cette critique sans souligner quelque chose d’essentiel : nos deux adversaires à l’écran, Leslie Nielsen et Richard Crenna, n’ont pas leur pareil pour débiter des âneries sur un ton d’enterrement ! Le Détonateur n’est pas aussi réjouissant que n’importe quelle aventure trépidante du lieutenant Franck Drebin, mais Nielsen a tellement joué dans des bouses sans nom et que l’on ne nommera pas, que l’on ne peut pas franchement déconseiller cette fort sympathique pelloche. Ah oui, j’allais oublié (sacrilège !) : le tueur du film est un manchot-borne-unijambiste ! Aaaah, tout de suite, ça donne plus envie, n’est ce pas ?…  

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MASSACRE A LA TRONCONNEUSE ***

26092009

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Que dire sur ce film qui n’a pas été dit, re-dit, répété à tout va, puis hurlé, crié, écrit, lit, re-lit, re-écrit, re-re-dit, ARRRGGGH ?! Beaucoup de cinéphages savent désormais que derrière ce monument du genre (et c’est un monument du genre, je ne peux le nier !) se cache une dimension politique bien de son temps :  à savoir (rappel : nous sommes dans les seventies), les gentils hippies massacrés par les Texans bien rednecks et tarés. Mais pour autant, même si on a tant couvert d’éloges le premier film de Tobe Hooper (tiens, en voilà un qui est bien tombé du haut des escaliers), il n’est jamais trop inutile de s’enthousiasmer à nouveau sur une peloche aussi incroyable ! Mince, quoi, depuis plus de trente ans que ce film (qui n’est pas si gore que ça, contrairement à ce que beaucoup pensent !) s’est passé sous le manteau, il n’a rien perdu de sa force ! Hors, les films horrifiques qui foutent autant les boules (pour employer une des expressions magnifiques de notre jargon) après tant d’années, survivant aux tempêtes du temps, se comptent sur les doigts d’une main. Plonger dans le Massacre à la Tronçonneuse premier du nom, c’est se prendre le pied dans un piège à loup, se noyer dans la crasse et le glauque et l’horreur d’un « conte » inoubliable par ses images radicales qui risquent de rester dans la cervelle de bien des spectateurs ! Si il n’y avait qu’une définition de l’horreur à réciter, il faudrait parler de Massacre à la Tronçonneuse, film culte des seventies, où l’Horreur (avec un h majuscule) atteint son apothéose, par le vrombissement d’une tronçonneuse, des cris, et des figures dégénérées ! Qui ne se souviendra pas de ses passages-chocs aussi brutaux qu’ils sont insoutenables, filmés en toute subjectivité (ce qui nous écœure encore plus, l’imagination jouant son rôle), cette pauvre donzelle en chair pendue a un crocher de boucher comme une vulgaire pièce de viandasse, ces pauvres mecs assommés comme des animaux, futurs dîners d’une famille de cannibales ? Qui pourrait oublier LeatherFace, qui en plus de faire la « cuisine » se déguise en femme ? Ou encore, qui pourrait oublier ce grand père squelettique, cette fuite désespérée et éprouvante d’une des filles qui tente d’échapper à l’abomination, cette scène de dîner terrible ? Un véritable voyage au bout de la folie (humaine), porté par un brillant travail de réalisateur et des acteurs qui, bien qu’ils soient débutants, n’en soient pas moins crédibles. Marylin Burns donne l’impression de vraiment souffrir de la torture que son personnage subit, une torture autant psychologique que physique. Un film hautement conseillé pour ceux qui n’ont le pas vu, of course. Et que ceux qui rajouteront « conseillé aux amateurs » se foutent des baffes : Massacre à la Tronçonneuse n’est pas qu’un film qui a marqué le cinéma de genre, il mérite d’être analysé dans les dictionnaires de cinéma généraliste ! Après tout, la magie du septième art ne consiste t’elle pas a emporter le spectateur loin de tout, de lui frapper la caboche, de lui enfoncer un poing dans le ventre ? Une expérience comme Texas Chainsaw Massacre, il ne faut pas s’en priver…  

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SERIAL NOCEURS *

26092009

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God !! C’est ça, la comédie politiquement incorrecte que l’on se devait d’attendre ?! Eh bien, soit le jus savoureux de la subversion n’ait fuit du bout de la pellicule, soit il y a tromperie sur la marchandise ! (ou comme aurait dit Gotlib : « soit cet homme est fou, soit il a perdu la raison ! ») Ceux qui attendaient une énième bombe de poil a gratter commise par la bande de potes de Ben Stiller risquent de se prendre la déception en pleine face. Voyons ce qui cloche dans cette comédie au pitch pourtant sympathique comme tout…En effet, l’histoire nous promettait de beaux moments en perspectives : deux potes glandeurs s’incrustent dans les mariages pour s’envoyer au septième ciel avec les toutes fraîches mariées…Le début du film demeure le passage le plus jouissif, hilarant et effréné. Le problème, le voici : l’aventure qui s’annonce méchante et sans pitié se métamorphose peu à peu en puits de moralisme cher à l’Oncle Sam. Une leçon de morale des plus énervantes, bien propre sur elle, que n’aurait sûrement pas renié Tom Shaydac (réalisateur entre autres, de Menteur Menteur et Bruce Tout Puissant) ! Les deux acteurs principaux, Owen Wilson et Vince Vaught, peinent à former un duo explosif. Pourtant, il y avait un beau contraste au grand potentiel comique : le blondinet au look British, et le gros beauf ricain nourri à la bière…Quand à Christopher Walken, on se demande ce qu’il fait dans cette galère ! D’ailleurs, le GRAND Christopher Walken n’en est pas à sa première comédie US : il avait jadis participé à cette cultissime poilade rock n roll en diable qu’est Wayne’s World 2 ! Soit le père Walken est poursuivi par les agents du fisc depuis une décennie, soit il est dingue-dingo-frappadingo de ces délires ! En tout cas, le temps des grands rôles semble fini pour lui, hélas,  finit le temps de Voyage Au Bout de l’Enfer, Batman le Défi, ou encore Pulp Fiction ! Un acteur se détache du troupeau : Will Ferell, qui réussit sa partition de parfait salaud qui vit encore chez sa mère et couche avec les veuves ! On se dit que les scénaristes du film (Steve Faber et Bob Fisher, ça vous dit quelque chose à vous ?!) auraient du revoir Dumb et Dumber, le modèle du genre, afin qu’ils s’aperçoivent que la potacherie débile n’est jamais aussi bonne que quand elle est assumée à 200% ! Masi que voulez vous, le réalisateur, David Dobkin (Shanghai Kid 2 !), n’est pas non plus un des frères Farelly, et ce ne sont pas ces personnages traités sous l’angle du nauséabond (l’homo-artiste charbé, la mère avide de sexe…) qui sauvent ce film du crash…Revoyez donc les vrais films transgressifs, genre Fou d’Irène, vous me remercierez après…  

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UN JOUR SANS FIN

2092009

 UN JOUR SANS FIN ned-ryerson2

Un Jour Sans Fin mérite sa place dans la liste des classiques de comédies américaines. Son rythme effréné et l’hilarité qu’il provoque n’ont d’égal que les réflexions qu’il impose aux spectateurs. Harold Ramis et Danny Rubin ont écrit un scénario malin, inventif, qui prend comme base un thème de science fiction, pour une comédie qui sait également être tragique, sans aucune maladresse. Ramis est un des maîtres de la comédie us. Mis à part ce Jour sans Fin, il a réalisé Multiplicity (Michael Keaton et ses nombreux clones), Mafia Blues (Billy Cristal qui s’occupe de la psychanalyse du mafieux DeNiro !), Endiablé (Brendan Fraser se métamorphosant en basketteur aux minces organes génitaux ou en poète mauviette), et en ce moment sort son dernier film :  »L’an 01 : des débuts difficiles  », poilade préhistorique mettant en scène Jack Black et Michel Cena (un des membres de l’équipe Apaptow). Sa mise en scène sait ici être discrète ou appuyée, mais le vrai talent de Ramis ne tient pas tant dans son style de mise en scène (pas véritablement digne des meilleures prouesses techniques), mais bel et bien dans son rôle de scénariste. Quand il occupe ce poste, il sait être d’un bon niveau et acquiert une belle réputation : son cv comprend ainsi les scénarios de grands succès du genre, comme American College (Animal House en vo : film culte de John Landis et précurseur du genre gross-out), SOS Fantômes d’Ivan Reitman ou encore Back to School avec Will Ferell. Un Jour sans fin a donc une histoire qui relie le film au genre du fantastique, pourtant, Allelujah !, le film ne se sert jamais d’effets numériques gonflants. Pour illustrer l’espace temps et la manipulation soudaine de ce temps, Reitman filme le ciel et ses nuages de cotons. Le personnage principal est donc posé dès les premières scènes : un journaliste cynique, qui doit se rendre dans une campagne (qui caractérise à merveille l’Amérique Profonde) pour faire un reportage sur la…Fête de la Marmotte ! Une célébration traditionnelle pour le moins farfelue, pendant laquelle la mascotte de la ville (une marmotte, donc) doit annoncer par ses gestes la fin de l’hiver. Phil Connors (le reporter) boucle vite fait son travail, pressé de quitter le plus rapidement possible cette contrée dont il est particulièrement allergique. Mais bloqué par un blizzard, il se voit dans l’obligation de rester dans cette ville, et va se reposer dans un hôtel. Le lendemain : il se réveille…le même jour que la veille ! Condamné à vivre la même journée inlassablement. Malheur et miracle ! La raison de cette malédiction divine n’est jamais dévoilée. On ne sait pourquoi (et comment) Connors se réveille, au son de la douce chanson I’ve Got You Babe, chaque jour de sa vie devenue interminable. Puis tout se dévoile. En vérité, Connors, comme on pu le remarquer, est un imbu de sa personne, un grincheux, et on ne sait quel pouvoir venant de là haut (ou quel esprit !) a voulu lui donner une belle leçon. Ce qui est surprenant et ingénieux, c’est que nos deux scénaristes auraient pu s’appuyer sur une seule conséquence de ce dérèglement temporel, mais non ! A notre grande joie, toutes les possibilités sont listées et rendues en images, avec un montage des plus efficaces qui soit. Ainsi, telles les étapes d’une quête initiatique unique en son genre, Connors passe de la surprise et de la folie présumée (cela ne peut être possible !), à la déduction que tout est vrai, en profite pour faire de belles conneries (puisque rien n’a de conséquences et que tout est effacé, comme par magie, le lendemain, ou plutôt…l’aujourd’hui !), puis tombe sous le charme de sa productrice (Andie MacDowell, mignonne comme tout !), et, enfin, après une vague de suicides macabres qui n’ont mené à rien, voit ce phénomène du bon côté, et en profite, puisqu’il est devenu un Dieu par ses pouvoirs, pour propager le Bien autour de lui. L’humour emprunte autant à l’exagération qu’à l’absurdité et à l’humour noir. Un Jour sans Fin est le typique film running gag, puisque chaque passage est le même, que l’on retrouve les mêmes répliques, et que seul Connors peut en modifier les caractéristiques. Un Jour sans Fin est, disons le haut et fort, une merveille d’hilarité, où Bill Murray, avec la forme d’un champion du 200 mètres, laisse éclater sa force d’interprétation et sa puissance comique, avec enthousiasme et jubilation. Cette comédie est également un bijou de sensibilité et d’intelligence, une véritable (et jamais niaise) fable où l’on parle autant de La Grande Faucheuse que de la vie. Charles Dickens lui même n’aurait pas renié ce Conte de Noël des Temps Modernes ! En vérité, Connors subit toujours les mêmes 24 heures car on lui a donné la chance de vivre, pour une fois dans sa morne existence dont il est insatisfait, une journée parfaite. Une journée où il aurait donné beaucoup, avec générosité, sans demander en échange. Une journée, où,  à force d’efforts, il aurait appris à donner le meilleur de soi même, à profiter de cette vie. Connors comprend que la vie est précieuse et fragile quand (même à force d’efforts), il ne parvient à sauver de la mort un misérable clochard. Cette moralité (profitez de la vie!) est optimiste, nous redonne du peps, on sort du film le sourire jusqu’aux oreilles. Film culte mais surtout comédie exceptionnelle, autant sincère et émouvante qu’elle est jouissive et poilante, ce Jour sans Fin nous fait réfléchir et nous ouvre un peu plus les yeux, tout en faisant marcher à pleine allure nos zygomatiques. Le héros du film est un anti-héros par excellence. Il devient un bienfaiteur malgré lui, en observant tous les petits tracas qui bousculent la bourgade d’où il ne peut s’enfuir, et répare ses petites choses embêtantes dès le lendemain. Sa vision des choses est bouleversée, et il est finalement séparé en son fort intérieur de ses préjugés terribles qui faisaient de lui un citadin pur et dur. Vous l’aurez compris, Un Jour sans Fin ne fait pas partie du domaine du pur fantastique, mais se pose tout simplement comme une histoire simple, émouvante et brillante. Un divertissement haut de gamme à voir de toute urgence, et à revoir,  pour recevoir une bonne dose de réconfort, envers la vie, et envers…le cinéma. Les films comme ceci, il n’y en pas tant que ça, c’est moi qui vous le dis !…

  

***,5




VERSUS N°16 (revue)

1092009

 VERSUS N°16 (revue) 4907_98756427660_47184092660_1906914_3790791_n

Voici une revue que je suis depuis quelques numéros maintenant. La presse cinéma étant devenue ce qu’elle est, il est essentiel (que dis je: c’est un devoir de citoyen!) de soutenir les magazines cinéphages en diable qui sortent du troupeau des canards ciné-people, où, comme dirait le grand Jean Yanne : « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil ». Parmi tous ces magazines traitant de septième art, ressortent Mad Movies, Brazil, Positif sans doute, et Versus. Néanmoins, et c’est bien dommage, vous ne trouverez plus Versus dans les kiosques. Tout d’abord, petit historique: Versus (sous titrée: contrepoint de vue sur le cinéma) était premièrement un fanzine, seulement procurable dans les libraries spécialisées. Fort de son succès, la revue est passée dans les kiosques dès le numéro 13. Mais maintenant, ô malheur, Versus a quitté les rayons de nos chers marchands de presse, et compte davantage se vendre par le bias du Dieu Internet. Evidemment, la « nouvelle génération » scotchée au net tout puissant se fera un plaisir d’essayer Versus en le commandant sur leur site (www.versusmag.fr/) mais rien ne vaut le plaisir de feuilleter un magazine dans une presse, de s’imprégner des images, etc. Quelques librairies spécialisées continueraient de recevoir Versus (voir ceci sur leur site). Bref. Parlons du contenu de Versus. Versus a son propre style et ses particularités. Hormis le ton engagé qui sied bien à la revue (voir les éditos) , on y trouve un soin particulier accordé aux choix des photos (qui sautent aux yeux!) et à l’écriture des textes. Ce qui fait la force de Versus, c’est ces analyses parfois complexes mais accessibles à tous, vraiment ACCESSIBLES! (je le répète), et terriblement intéressantes, passionantes, gorgées de références à des films récents ou anciens. A chaque numéro (Versus est trimestriel), la revue contient plusieurs dossiers, sur un réalisateur ou un genre cinématographique. Le numéro 16 comprend un foisonnant dossier sur les gangsters au cinéma et sur le robot au cinéma, ceci en rapport avec les sorties de Publc Ennemies de Michael Mann et Terminator Salvation de McG. Un journaliste s’attache à la filmographie de Tony Scott, réalisateur qui n’a cesse de se perfectionner au fil des ans. On parle aussi dans ce 16ème opus du Festival de Cannes, de Pixar, des sorties dvd, du festival de Beaune. Tout cela avec la même passion (un passion véritablement contagieuse!!). Bien que le contenu soit en noir et blanc (ce qui ajoute de la classe au mag’), la couverture est colorisée, et recto-verso, comprenant traditionelement une photo d’un film récent ET une photo d’un classique plus ancien (ici: Scarface de DePalma devant, Terminator Salavtion derrière!).                                     Résumons: Versus se lit avec grand plaisir, et exprime avec un phrasé bien à lui, la richesse du septième art, ses différents genres à travers l’histoire. Versus est plus que conseillé. Tout cinéphage (ou non, of course) qui se respecte se doit d’en posséder au moins un numéro. Tiens, pourquoi pas celui-ci?^^




Hollow Man ***

31082009

Hollow Man *** 59 

Paul Verhoeven, le légendaire cinéaste que l’on appelle (à juste titre), le Hollandais Violent, s’il n’essuie plus autant les giflées d’insultes en tous genres qu’il recevait en pleine face il y a une vingtaine d’années, n’en reste pas moins le même: un réalisateur très doué, aux oeuvres fascinantes, mélangeant humour noir, violence brutale et sexe pervers. Comme David Cronenberg, ses films sont dits « cultes » par la plupart des journaux de la presse cinéma, alors qu’à l’époque de La Chair et le Sang et de Robocop, seuls quels irréductibles canards cinéphages (Starfix, Mad Movies) osaient défendre le cas de ce réalisateur sans concessions. Hollow Man aurait pu etre un grand film, car Verhoeven y dépose ses obsessions récurrentes, avec le ton « politiquement incorrect » qui le sied si bien. Le film, hélas, se révèle être une déception. L’artiste hollandais lui même avoue qu’au bout de la course, il avait l’impression d’avoir perdu tout son film originel, la faute aux studios américains bien sûr, Verhoeven n’ayant pas autant de liberté et d’indépendance que dans sa contrée natale. Pourtant, un film aussi génial que Starship Troopers (critique corrosive de la société et de l’armée) prouvait que le talent de Verhoeven et son audace n’avaient aucunement baissés d’un cran au pays de l’Oncle Sam. Mais passons sur ce qui nous interesse…a savoir cet Homme sans Ombre, sorti au début du 21ème siècle. Le film nous conte donc l’histoire d’un scientifique de génie, mégalomane, qui trouve soudainement le moyen de rendre invisible l’être vivant et d’inverser le processus. Après une expérience concluante sur un gorille, il décide d’être lui même le cobaye de son expérience d’invisibilité. Hélas, une fois invisible, les opérations tentant de lui redonner chair ratent! Ainsi le personnage de Sebastien Caine, déjà imbu de sa personne au début du métrage, s’avère une véritable saleté quand il décide de se débarasser de tous ses collègues scientifiques, se voyant menacé par ces derniers. De plus, il a pris goût à son existence de fantôme, qui lui permet, ni vu ni connu, d’assouvir ses fantasmes les plus immoraux. Si Verhoeven avait pu aller encore plus loin dans son idée, Hollow Man serait bien plus qu’un bon film: il serait un bijou d’immoralité trash et audacieux, du grand art. Les quelques moments où l’on ressent le style Verhoeven sont jouissifs : ici, c’est le sexe qui est mis en avant, Verhoven n’étant pas particulièrement avare quand il s’agit de dénuder ses actrices (comme la mignonne Elisabeth Shue!). A la question: si un tel individu , dénué de scrupules, en venait a devenir invisible, que se passerait il? le réalisateur répond par quelques passages mémorables (Caine s’introduisant chez sa voisine, par exemple). Les effets spéciaux constituent le point fort du film. Signés par plusiuers industries (Banned from the Ranch Entertainment, Sony Pictures Imageworks, Tippett Studio), ces effets visuels sont incroyables, techniquement irréprochables, époustouflants, et font des expériences du film de beaux moments de cinéma. Peut être que ses effets constituent, en même temps, le point faible d’Hollow Man, car qu’en adviendra t-il, dans vingt ans, quand ils seront démodés? Que restera t-il du film? Telle est la question. La dernière partie du film est assez ridicule, hors sujet, elle montre l’homme sans ombre comme un simple boogeyman de supermarché alors qu’il avait une personnalité bien plus intéressante, qu’il aurait fallu exploiter, comme le Hollandais l’a fait dans le célèbre et indestructible Robocop, devenu un classique du genre. Kevin Bacon, dans le rôle titre, s’amuse et livre une interprétation sans défauts, savoureuse. Elisabeth Shue est sexy comme il faut (avouons le!). Un film qui sans être une banale machine hollywoodienne (il y a tout de même du talent, et des idées) ne demeure qu’un divertissement sympathique, mais qui ne se pose pas comme un sommet de provocation, ni comme une oeuvre réflexive. Cela se regarde sans ennui…mais il vaut mieux revoir les grands films de Verhoeven, plutot que celui ci, davantage maladroit que magistral. Voilà tout!

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Y’A T-IL UN PILOTE DANS L’AVION?

2082009

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Autant dire que Airplane! (titre en vo) demeure des années après, une référence en terme de film parodique. C’est le premier délit d’hilarité commis par le trio folledingue ZAZ, à savoir (si vous l’ignorez toujours!): Les frèrots Zucker, Jerry et David, et Jim Abrahams. Si vous êtes friand de ce style d’humour « hénaurme » propre au trio givré, cette perle du genre vous conviendra sans problèmes. Il est très instructif et sympathique de découvrir ou redécouvrir « Y’a t-il un pilote dans l’avion? », car on y trouve les premiers ingrédients qui garniront généreusement les « Y’a t-il un flic… » et les « Hot Shots! ». Le film tient moins la route que les comédies précedemment nommées, mais reste tout de même un bon petit moment de culte, aux gags déchaînés et enchaînés à la pelle! Qaund est il de l’histoire? Et bien, elle est basique, reprennant sous l’angle de la fausille parodique le « Airport » de George Seaton . Un ancien pilote de l’armée veut à tout prix reconquérir le coeur de sa bien aimée. Celle ci est hôtesse de l’air, et notre homme maladroit et bavard va donc essayer d’ oublier sa peur de l’avion…et s’engager sur le dernier vol. Mais comme tout bon film catastrophe, tout ne se passe pas à la perfection! Le repas servi aux passagers et aux pilotes (du poisson précisement) est avarié! Le pilote automatique (une poupée gonflable) ne pouvant faire atterir cet avion propice au crash, notre héros, tourmenté par ses souvenirs de guerre, va devoir reprendre confiance en soi, car il est le seul à pouvoir sauver cet oiseau de fer du drame…

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Le principal intérêt du film réside bien sûr dans ce déluge infini de gags absurdes, poilants, trash sur les bords, scabreux (Hé, on est pas chez Bergman!!) , grotesques, dingos, irrésistibles. Avec, comme le veut la tradition chez tout ZAZ, un petit lot de répliques décrocheuses de machoires. Par exemple, les expressions comme « ca va chier dans le ventilo! » illustrées en images, le pauvre flic désespéré qui se dit « C’était pas une journée pour arrêter de fumer! (…et de boire!..et de se shooter!) », le gamin qui lit un magazine dont la couverture représente une bonne soeur en train de surfer, le pilote qui demande à un gosse s’il aime les films avec les gladiateurs, s’il a déjà été dans un gymnase, vu un homme tout nu, ou visité une prison turc, le nez du docteur qui s’allonge, s’allonge, plus celui ci ment, le souvenir du bar pas fréquentable qui passe de la musique disco, la fameuse « Eglise de la Consience Inconciente », etc! Le film est bien plus savoureux à la première vision, car le plaisir s’estompe un chouai si vous conaissez déjà tous les gags, mais comment refusez un tel voyage ( même si vous souffrez du mal de l’air!). Comment?! Il est important de parler des acteurs qui renforcent la cocasserie de l’oeuvre! A côté de Robert Hays, qui livre une prestation très honorable, resplendissent deux monstres sacrés , imperturbables, et dont on ne pourra jamais retranscrire en quelque mots le  magistral talent comique: Leslie Nielsen, le seul, l’unique, le Grand Leslie Nielsen, en docteur qui répète inlassablement « Encore une fois merci et bonne chance nous sommes avec vous ! ». Et le regretté Lloyd Bridges, moins connu que l’interprète du lieutenant Drebin et s’en est regrettable, car il illumine l’écran dès qu’il joue, que ce soit dans la peau de ce flic qui sniffe de la colle, ou dans celle de l’Amiral Benson (dans les Hot Shots), à qui on a frappé trop lourdement sur la tête.Rien que pour mieux applaudir les compositions de ces deux acteurs (même si Nielsen est plus discret ici), la vision de Airplane! est fortement conseillée! Pour résumé: de vrais acteurs DROLES! (ce qui fait défaut à la plupart de films parodiques tels que « Bouse Movie » ou « Supper pourri Movie »), du rire et du délire comme s’il en pleuvait, un rythme infernal, et pour info, une des oeuvres références des Nuls! Si cela ne vous suffit pas pour pousser le bouton « lecture » de votre lecteur dvd ou magnétoscope (pour les nostalgiques!), je ne peux plus rien pour vous!….

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Brazil, numéro 20…

26072009

Voici le dernier numéro encore en kiosques, un numéro estival, il faudra donc attendre deux mois pour une prochaine bouffée d’air brazilienne …

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Un génial numéro, qui bénéficie encore d’une couverture réussie , dessinée par Dupuy-Berbérian. Mis à part ce premier ingrédient savoureux , le nouvel opus se constitue d’un impeccable mélange cinéphagesque en diable, avec toujours et encore une envie de parler de tous les genres de films, à toutes les sauces, avec une prose originale et soignée. La maquette est de plus en plus aboutie. Un très bon dossier Woody Allen (avec un article hilarant et très malin: « Et si Woody Allen remakait? ») abondemment illustré, une rencontre poétique et déroutante avec Christophe, de beaux noms du cinéma tels que Kevin Kline, Ettore Scola, John Sayles, le réalisateur « fils de…’ Lamberto Bava (interviewé par les doux dingues Christophe Lemaire et le dessinateur réalisateur Reza Benhadj), Sandrine Bonnaire, encore et toujours l’infini dossier captivant sur Corman, le pape de la série B…Et dans la coin « dvd », une petite nouveauté, avec l’arrivée innatendue et express d’un jeune passioné (moi!), qui chronique donc un film d’horreur gore pas terrible et un magnifique moment de cinéma signé Shane Meadows (réalisateur de This is England).Voilà, voilà, une lecture aussi enrichissante que primordiale…En attendant (impatiemment) le prochain!…







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